Bienvenus !

Tous les ans, en septembre, les bibliothécaires du Cantal se réunissent afin d'échanger
sur certaines problématiques professionnelles.
Entre deux journées, une veille documentaire axée sur le numérique et les bibliothèques
est publiée sur ce blog.

mercredi 30 mai 2012

AlphaLire : une plateforme d’accès aux premiers romans en numérique

AlphaLire : une plateforme d’accès aux premiers romans en numérique:
Il faut parfois donner un peu de temps au temps pour faire les choses bien.
Cette année, le Festival du premier roman de Chambéry va fêter ses 25 ans (du 31 mai au 3 juin 2012). Depuis l'origine, le Festival s'appuie sur un réseau de lecteurs (3000 personnes), qui toute l'année lisent les premiers romans publiés pour sélectionner, à chaque édition, les meilleurs d'entre eux (voir la sélection de 2012). Un réseau de lecteur varié auquel participent des collégiens, des lycéens, des personnes âgées, des publics en difficulté, des professionnels du livre et de simples amoureux de la littérature, qu'ils soient de Chambéry, mais également du reste de la France, voire même de l'Europe entière.
Le Festival a mis du temps à se mettre au numérique. Après une tentative de blog (2007), qui a fait long feu, il a ouvert un forum (depuis 2009) plutôt actif qui permet aux participants de discuter entre eux des livres qu'ils lisent.
Pour cette 25e édition, le Festival a décidé de se lancer dans le numérique, en ouvrant une plateforme de lecture sur le web, AlphaLIRE (pour l'instant en version bêta), initiée par une chargée de mission qui n'est autre qu'Abeline Majorel, l'initiatrice de Chroniques de la rentrée littéraire. Le site qui vient d'ouvrir est pour l'instant d'une grande sobriété. Il ne propose à la lecture que 12 livres (mais en promet 80 pour septembre... et est ouvert aux premiers romans purement numériques). Il propose un mode de lecture en streaming (c'est-à-dire qu'il faut être connecté au site pour le lire) : permettant d'accéder (gratuitement !) aux livres. On peut les lire sur son ordinateur, sur une tablette ou un téléphone mobile connecté (voire une liseuse, mais ce n'est pas idéal). Aucune possibilité de téléchargement des livres n'est prévue, comme c'est le cas, hélas, avec la plupart des plateformes de ce genre.

Image : la page d'accueil d'Alphalire.
Il n'empêche que, pour des premiers romans qui peinent le plus souvent à trouver des lecteurs, des critiques et qui sont d'ailleurs mal diffusés en papier et rarement disponibles en numérique (3 titres sur 12 sont disponibles à la vente au format numérique - dont un seul sans DRM et à moins de 10 euros), voilà qu'une nouvelle fenêtre s'ouvre à eux. D'un coup, le Festival du Premier roman propose de rendre accessible (pas forcément de la manière la plus pratique qui soit, certes) ce qui ne l'était pas. D'un coup, un pan de culture actuelle s'entrouvre, permettant de rendre accessible une production le plus souvent confidentielle.
Alors bien sûr, les fonctionnalités du site sont encore pauvres, réduites à l'essentiel, sans fioritures (pour ma part, je trouve même cela plutôt bien). Qu'importe. D'abord, le site va évoluer petit à petit. Ensuite, parce que le plus important n'est pas là. Il est assurément dans l'accès. Une fenêtre s'ouvre sur des oeuvres souvent mal considérées, les rendant accessibles à tous, d'un clic.
D'ici mars 2013, en évoluant petit à petit, le site proposera un abonnement (dans un cadre associatif, on dirait plutôt une adhésion) pour accéder à cette plateforme, aux alentours d'une vingtaine d'euros par an pour accéder à tous les premiers romans de l'année (enfin, tous ceux qui seront accessibles en numérique et pour lesquels les éditeurs auront accordé leur confiance). C'est une belle initiative. Espérons qu'elle va permettre à ces premiers romans de trouver un nouveau public, un public un peu plus large qu'il n'est actuellement (en moyenne, un premier roman se vend en France à 230 exemplaires !).

Image : capture d'écran de l'interface de lecture d'Alphalire.
Parions qu'Alphalire, s'il parvient à rassembler chaque année l'ensemble des premiers romans publié, aura remporté un beau pari : celui d'offrir un espace d'accès à la littérature d'aujourd'hui. Rares sont ceux qui y prétendent. Souhaitons que cette initiative se prolonge. Que les éditeurs y participent activement. Qu'ils participent à cette ouverture en rendant disponibles dans les librairies numériques leurs premiers romans - à des prix réduits et sans DRM - pour que les gens qui les auront découverts via ce site puissent les obtenir facilement (et les lire dans d'autres conditions, plus agréables, plus fluides et plus simples). Faites votre nid de cette belle niche. Et parions qu'elle va permettre de lire plus et de vendre mieux les jeunes auteurs d'aujourd'hui, notamment parce qu'on pourra enfin mieux les découvrir.
Bravo au Festival du premier roman pour cette remarquable initiative !
PS. On souffle dans mon oreillette que le Festival réfléchit à mettre en place, pour une sélection de jeunes auteurs, une résidence d'auteur numérique... "Le Festival du premier roman de Chambéry lancera en septembre un appel à projets pour la première résidence numérique d’auteur." L'idée n'est pas d'héberger un auteur durant une durée déterminée mais de l'accompagner par des moyens techniques et financiers pour l'aider à réaliser un projet d'écriture numérique innovant.

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Un salon de lecture numérique à la mi-juin à la Médiathèque d'Anglet

Un salon de lecture numérique à la mi-juin à la Médiathèque d'Anglet: "Cet « espace consacré à cette nouvelle manière de lire et de consulter des contenus numériques » proposera divers outils, à utiliser exclusivement sur place : tablettes de marques diverses (1), une liseuse, et cinq casques audio. Le salon de lecture numérique, composé de six fauteuils rouge et d'une grande table basse, sera installé dans le hall, entre l'accès à la salle d'actualités et l'espace BD. La création d'un espace physique fait suite à l'expérience, concluante, de proposer au prêt, depuis l'an dernier, cinq tablettes numériques contenant chacune 200 ouvrages numériques. « Elles n'ont cessé d'être empruntées et sont sorties 45 fois », précise le directeur."



Un article à lire sur Sud Ouest

mercredi 16 mai 2012

AlphaLire : une plateforme d’accès aux premiers romans en numérique

AlphaLire : une plateforme d’accès aux premiers romans en numérique:
Il faut parfois donner un peu de temps au temps pour faire les choses bien.
Cette année, le Festival du premier roman de Chambéry va fêter ses 25 ans (du 31 mai au 3 juin 2012). Depuis l'origine, le Festival s'appuie sur un réseau de lecteurs (3000 personnes), qui toute l'année lisent les premiers romans publiés pour sélectionner, à chaque édition, les meilleurs d'entre eux (voir la sélection de 2012). Un réseau de lecteur varié auquel participent des collégiens, des lycéens, des personnes âgées, des publics en difficulté, des professionnels du livre et de simples amoureux de la littérature, qu'ils soient de Chambéry, mais également du reste de la France, voire même de l'Europe entière.
Le Festival a mis du temps à se mettre au numérique. Après une tentative de blog (2007), qui a fait long feu, il a ouvert un forum (depuis 2009) plutôt actif qui permet aux participants de discuter entre eux des livres qu'ils lisent.
Pour cette 25e édition, le Festival a décidé de se lancer dans le numérique, en ouvrant une plateforme de lecture sur le web, AlphaLIRE (pour l'instant en version bêta), initiée par une chargée de mission qui n'est autre qu'Abeline Majorel, l'initiatrice de Chroniques de la rentrée littéraire. Le site qui vient d'ouvrir est pour l'instant d'une grande sobriété. Il ne propose à la lecture que 12 livres (mais en promet 80 pour septembre... et est ouvert aux premiers romans purement numériques). Il propose un mode de lecture en streaming (c'est-à-dire qu'il faut être connecté au site pour le lire) : permettant d'accéder (gratuitement !) aux livres. On peut les lire sur son ordinateur, sur une tablette ou un téléphone mobile connecté (voire une liseuse, mais ce n'est pas idéal). Aucune possibilité de téléchargement des livres n'est prévue, comme c'est le cas, hélas, avec la plupart des plateformes de ce genre.

Image : la page d'accueil d'Alphalire.
Il n'empêche que, pour des premiers romans qui peinent le plus souvent à trouver des lecteurs, des critiques et qui sont d'ailleurs mal diffusés en papier et rarement disponibles en numérique (3 titres sur 12 sont disponibles à la vente au format numérique - dont un seul sans DRM et à moins de 10 euros), voilà qu'une nouvelle fenêtre s'ouvre à eux. D'un coup, le Festival du Premier roman propose de rendre accessible (pas forcément de la manière la plus pratique qui soit, certes) ce qui ne l'était pas. D'un coup, un pan de culture actuelle s'entrouvre, permettant de rendre accessible une production le plus souvent confidentielle.
Alors bien sûr, les fonctionnalités du site sont encore pauvres, réduites à l'essentiel, sans fioritures (pour ma part, je trouve même cela plutôt bien). Qu'importe. D'abord, le site va évoluer petit à petit. Ensuite, parce que le plus important n'est pas là. Il est assurément dans l'accès. Une fenêtre s'ouvre sur des oeuvres souvent mal considérées, les rendant accessibles à tous, d'un clic.
D'ici mars 2013, en évoluant petit à petit, le site proposera un abonnement (dans un cadre associatif, on dirait plutôt une adhésion) pour accéder à cette plateforme, aux alentours d'une vingtaine d'euros par an pour accéder à tous les premiers romans de l'année (enfin, tous ceux qui seront accessibles en numérique et pour lesquels les éditeurs auront accordé leur confiance). C'est une belle initiative. Espérons qu'elle va permettre à ces premiers romans de trouver un nouveau public, un public un peu plus large qu'il n'est actuellement (en moyenne, un premier roman se vend en France à 230 exemplaires !).

Image : capture d'écran de l'interface de lecture d'Alphalire.
Parions qu'Alphalire, s'il parvient à rassembler chaque année l'ensemble des premiers romans publié, aura remporté un beau pari : celui d'offrir un espace d'accès à la littérature d'aujourd'hui. Rares sont ceux qui y prétendent. Souhaitons que cette initiative se prolonge. Que les éditeurs y participent activement. Qu'ils participent à cette ouverture en rendant disponibles dans les librairies numériques leurs premiers romans - à des prix réduits et sans DRM - pour que les gens qui les auront découverts via ce site puissent les obtenir facilement (et les lire dans d'autres conditions, plus agréables, plus fluides et plus simples). Faites votre nid de cette belle niche. Et parions qu'elle va permettre de lire plus et de vendre mieux les jeunes auteurs d'aujourd'hui, notamment parce qu'on pourra enfin mieux les découvrir.
Bravo au Festival du premier roman pour cette remarquable initiative !
PS. On souffle dans mon oreillette que le Festival réfléchit à mettre en place, pour une sélection de jeunes auteurs, une résidence d'auteur numérique... "Le Festival du premier roman de Chambéry lancera en septembre un appel à projets pour la première résidence numérique d’auteur." L'idée n'est pas d'héberger un auteur durant une durée déterminée mais de l'accompagner par des moyens techniques et financiers pour l'aider à réaliser un projet d'écriture numérique innovant.

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Médiation numérique : le guide pratique des dispositifs

Médiation numérique : le guide pratique des dispositifs:
A l’occasion du récent Salon du Livre de Genève (merci à Frédéric Kaplan pour l’invitation) j’ai proposé une carte heuristique des dispositifs de médiation numérique. A cette occasion j’ai modifié ma typologie initiale entre dispositifs techniques, éditoriaux et interactifs pour proposer une nouvelle typologie qui me semble plus adéquate au contexte de l’économie de l’attention comme à celui de l’articulation tangible et numérique.
  • Définition d’un dispositif de médiation numérique :
Un dispositif de médiation numérique n’existe qu’au travers de trois dimensions étroitement imbriquées : des besoins d’informations, des usages et des outils. Il vise à satisfaire un besoin d’information au moyen d’un outil s’inscrivant dans des usages informationnels.
  • Dispositifs de flux :
Un dispositif de flux est un dispositif stable permettant de développement d’une identité numérique constituant une présence en ligne pérenne et attractive. Il vise à capter l’attention par le positionnement, la forme et le contenu proposé. Il permet notamment la diffusion de dispositifs ponctuels attractifs.
  • Dispositifs ponctuels :
Un dispositif ponctuel est un dispositif permettant la mise en forme d’informations de manière attractive de manière à capter l’attention des utilisateurs. Il peut s’insérer dans un dispositif de flux.
  • Dispositifs passerelles :
Un dispositif passerelle est un dispositif  dont la caractéristique est de proposer une interface entre un milieu tangible et des données numériques.
Du coup c’est ma définition de médiation numérique qui évolue :
La médiation numérique est une démarche visant à mettre en œuvre des dispositifs de flux, des dispositifs passerelles et des dispositifs ponctuels pour favoriser l’accès organisé ou fortuit, l’appropriation et la dissémination de contenus à des fins de diffusion des savoirs et des savoir-faire.
Pour avoir une idée concrète de l’articulation de ces différents éléments au delà de la pyramide de la médiation numérique, je vous propose la carte ci-dessous. J’y rappelle en premier lieu la nécessité d’un positionnement en terme d’identité numérique pour une organisation :

J’y propose également des exemples d’objectifs opérationnels pour la mise en oeuvre de ces dispositifs :
  •     Donner des repères ponctuels relatifs à un évènement d’actualité
  •     Proposer une veille régulière sur un thématique dans une communauté d’intérêt
  •     Permettre l’identification d’une communauté d’intérêt
  •     Faciliter l’identification d’un corpus dans une discipline
  •     Faciliter l’appropriation de l’information (prise de note, bookmaks, etc.)
  •     Former à la recherche documentaire
  •     Etc.
Enfin pour chaque dispositif j’ai proposé un exemple concret, un conseil de mise en oeuvre et un exercice à réaliser en formation. Pour ces exercices, j’ai crée un dispositif de flux : un blog wordpress : celui de Gertrude Michu où vous pourrez découvrir les réalisations des bibliothécaires en 2h30 sur le thème de l’oenologie conçus pendant l’atelier au Salon du Livre de Genève. :-)
Voici à quoi ressemble une branche pour un dispositif :

Voilà faites-en bon usage, voici un lien direct, cette carte évoluera au fur et à mesure de la découverte de dispositifs de médiation, elle est sous licence creative commons by-nc-sa.

u.ki : un moteur de recherche dédié aux livres numériques

u.ki : un moteur de recherche dédié aux livres numériques: U.ki est un moteur de recherche de livres numériques qui permet de comparer les catalogues des différents revendeurs en ligne. Il regroupe la plupart des librairies. Les sites de ressources gratuites (légales) sont aussi intégrés (Google Books, Wikisource, Gallica).



Un article à lire sur eBouquin


u.ki : un moteur de recherche dédié aux livres numériques