Bienvenus !

Tous les ans, en septembre, les bibliothécaires du Cantal se réunissent afin d'échanger
sur certaines problématiques professionnelles.
Entre deux journées, une veille documentaire axée sur le numérique et les bibliothèques
est publiée sur ce blog.

vendredi 29 juin 2012

"Bottom Of The Ninth" : l'impressionnante 1ère BD animée.

Après plusieurs semaines d'attente, la prometteuse BD animée vient de sortir sur iPad. "Bottom of The Ninth" propose une expérience de lecture radicalement innovante, et unique en son genre.
 

Une période passionnante pour la BD numérique

Depuis quelques temps, la BD numérique est en pleine mutation. Avec l'arrivée des tablettes, la manière de consulter des BD est en pleine évolution. De nombreuses applications proposent désormais des modes de navigation bulle par bulle ou avec un zoom automatique pour augmenter l'immersion. Nook vient d’ailleurs juste de mettre à jour son application pour ajouter ce type de navigation.
Les technologies récent offrent de nouvelles possibilités pour immerger encore plus le lecteur dans l'histoire, et des choses très intéressantes commencent vraiment à voir le jour.
Marvel a par exemple commencé à expérimenter  des choses en rendant la BD interactive (dans une certaine mesure) , et on a pu apercevoir il y a quelques jours seulement une BD qui remettait au goût du jour le bon vieux principe de l'effet stéréoscopique 3D (voir billet sur Deepcomix). Et de nombreux autres projets sont en cours.

Bottom Of The Ninth : la 1ère BD animée


Ce que propose Bottom of the ninth va bien au delà de ce qu'on a pu voir au niveau de la capacité d’immersion. L’idée géniale de Ryan Woodward a été de proposer des bulles fixes, mais dans certaines desquelles on pouvait trouver des animations 2D et 3D, parfaitement réussies.
Il est aussi possible de cliquer sur les bulles pour entendre la version audio, enregistrée par des acteurs professionnels (ça s'entend), ou d'accéder à certains menus tactiles. Mais là où l'application est vraiment unique, c'est dans cette alternance de bulles fixes et de bulles animées, qui ensemble racontent une histoire et captivent le lecteur (voir Trailer en fin de billet).
Le projet est un rêve de 40 ans du professionnel de l'animation Ryan Woodward, qui a notamment participé à Avengers, Iron man 2, ou encore Spiderman 2 et 3. Annoncé depuis plusieurs mois déjà, l'application pour iPad était imminente, et est donc sortie le 21 juin dernier.
Ryan Woodward explique que cette réalisation a nécessité 6 mois d'intense travail d'animation et de dessin, avec une petite équipe de ses meilleurs collaborateurs.
Et contrairement à certaines expérimentations où la technique prenait le pas sur l'histoire, Bottom of the Ninth n'est pas seulement une vitrine technologique. L'histoire vous projette 200 ans en avant, dans un monde où le baseball est devenu une sorte de nouveau sport de gladiateurs, et où le terrain unique propose un système de gravitation artificielle pour ajouter au danger.
Le prologue proposé ici met en place l'intrigue et permet de découvrir l'héroïne de 18 ans, dotée de capacités physiques exceptionnelles. C'est la 1ère d'une série de 10 applications pour avoir accès à l'histoire complète, disponible pour 2,99 € sur l’App Store, et comme trop souvent malheureusement, pas sur Android.
Ryan Woodward et son équipe ont réussi à créer une expérience totalement immersive. Voilà qui devrait ouvrir la voie à un tout nouveau type de BD numérique qui ne devrait avoir aucun mal à trouver son public





from http://www.cnetfrance.fr/news/bottom-of-the-ninth-l-impressionnante-1ere-bd-animee-39773561.htm

Neelie Kroes demande un marché unique pour les livres numériques en Europe


La mise en place du marché unique pour les livres numériques en Europe progresse à petits pas.


Pour en savoir plus :

http://www.numerama.com/magazine/23043-neelie-kroes-demande-un-marche-unique-pour-les-livres-numeriques-en-europe.html

Aux Etats-Unis, le livre numérique dépasse le livre papier

 

Pierre Haski | Cofondateur Rue89



Un cap a été franchi : pour la première fois au premier trimestre 2012 aux Etats-Unis, les ventes de livres numériques ont dépassé en valeur les ventes de livres papier.
Selon le site ZDnet.fr qui rapporte ces chiffres, les ventes de livres électroniques ont augmenté de 28% par rapport au premier trimestre 2011, pour atteindre 282,3 millions de dollars (227 millions d’euros) générés. Les éditions traditionnelles en papier ont quant à elles enregistré une augmentation nettement inférieure, à hauteur de 2,7%, pour atteindre 229,6 millions de dollars (184 millions d’euros).
Seul le secteur des livres pour enfants échapperait à cette évolution, selon le site.

Tout le monde veut sa tablette

Ces chiffres confirment la tendance enregistrée il y a déjà dix-huit mois sur le site de vente en ligne Amazon, à l’origine de la liseuse numérique Kindle, et qui avait déjà vu les courbes de vente se croiser au profit des livres numériques.
Depuis, le nombre de supports de lecture numérique s’est démultiplié, en particulier avec le succès de l’iPad d’Apple. Ces derniers jours, Microsoft et Google ont chacun annoncé le lancement de leur propre tablette numérique, destinée à concurrencer l’iPad, sur laquelle il sera notamment possible de télécharger et de lire des livres.
Cette évolution est nette et tranchée aux Etats-Unis, et suit la même tendance en Grande-Bretagne et en Allemagne.

La France encore à la traîne

La France est encore à la traîne, mais devrait suivre la tendance avec l’arrivée en force tardive du Kindle d’Amazon, du Kobo de la Fnac, et d’autres liseuses, ainsi que la signature d’accords entre les éditeurs et les librairies en ligne.
C’est évidemment la diffusion des tablettes et liseuses qui génère les achats de livres en ligne. Chaque période de fêtes voit ainsi le nombre de liseuses croître de manière considérable, et l’offre de livres s’étoffer.
Rue89 se transforme à son tour en éditeur numérique, et sort jeudi 5 juillet son premier e-book, en coédition avec la société Versilio : un livre d’entretiens avec Pierre Rabhi, qui sera disponible sur toutes les plateformes de vente en ligne.

from http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/06/28/aux-etats-unis-le-livre-numerique-depasse-pour-la-premiere-fois-le-papier

vendredi 22 juin 2012

Le prêt d'ebooks en bibliothèque entraîne l'achat


Par Cécile Mazin, le vendredi 22 juin 2012 à 11:09:47 - 2 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)
12
Le modèle économique du prêt de livres numériques fait peur aux éditeurs. Et pour cause : plus de remplacement des livres usagés, des revenus qui baissent. L'éditeur HarperCollins avait cristallisé les rancoeurs, en instaurant une politique tarifaire qualifiée d'écoeurante. Il avait fallu l'intervention de Cory Doctorow pour remettre les idées en place : « La chose importante à comprendre, c'est que le côté éphémère d'un livre imprimé n'est pas une caractéristique que nous devrions chercher à reproduire dans les médias. » (voir notre actualitté)

Pourtant, les éditeurs redoutent des pertes d'argent, mais Pottermore n'hésite pas à signer avec Amazon pour que la saga Potter soit disponible en prêt gratuit pour les clients Premium du cybermarchand. De même, Penguin choisit de relancer son opération de prêt dans la bibliothèque de New York.

Tout cela montre une réticence, certes, mais avant tout, une inquiétude. Pourtant, une étude de Pew Internet & American Life Project montre que les personnes qui empruntent les ebooks en bibliothèque passent également à l'achat, pour 41 % d'entre eux. Le dernier livre numérique qu'ils avaient lu, dans le cadre du prêt, ils ont décidé de l'acheter. Problème, on ne sait pas si c'est en ebook ou pbook.





Lee Rainie, directeur de Pew Internet, explique que les « emprunteurs d'ebooks sont des amateurs de livres. Ce sont les plus grands lecteurs que nous ayons pu mesurer. » Sur l'ensemble des lecteurs, ceux qui empruntent des ebooks représentent 12 % des lecteurs en numérique. Et parmi eux, ils sont plus de 55 % à avoir acheté les livres au cours de l'année passée.

« Les emprunteurs d'ebooks qui achètent est un phénomène qui est aussi vérifiable dans le monde de l'imprimé. Nous connaissons ce point et ces données montrent un constat important pour nous », précise Molly Raphaël, présidente de l'American Library Association.

En période d'émergence de la technologie, et d'une adoption progressive, et exponentielle, le prêt de livre numérique devient un enjeu important : valorisant les oeuvres et les auteurs, les établissements jouent également leur rôle de prescripteur auprès des usagers. Cependant, seuls 58 % des usagers savent que leur établissement leur propose une offre de prêt de livre numérique - ce qui implique une communication plus importante auprès du public, bien entendu.

Ce chiffre étonne d'ailleurs l'auteur de l'étude : si les nearly adopters sont connus pour leur engouement, la technologie ebook nécessite d'être présentée et valorisée comme une force supplémentaire pour les établissements. Reste que l'étude a été menée entre novembre et décembre 2011, auprès de 2986 personnes âgées de plus de 16 ans, et vivant aux États-Unis.

Mais l'on remarquera d'autres points dans cette étude : d'abord, la moitié des répondants explique être très ou assez intéressée par un dispositif de location d'appareils déjà chargés avec des livres numériques. Et surtout : ceux qui empruntent des livres numériques en bibliothèques, ont tendance à lire plus de 29 livres par an, contre 23 pour ceux qui n'ont pas recours à la bibliothèque. Et le chiffre augmente encore plus pour ceux qui disposent de leur propre carte de bibliothèque…

Une étude qui serait à rapprocher de plusieurs autres. En août 2011, un ancien cadre d'EMI France assurait que les pirates qui téléchargent massivement de la musique, sont également les plus importants clients de la société. (voir notre actualitté) Ce qui montrerait que la relation au téléchargement, pour une partie des pirates, ressemblerait plus à une pratique de prêt… à méditer.


jeudi 21 juin 2012

Les auteurs mobilisés pour offrir leurs ebooks en bibliothèque



Avec une remise fantastique !

Par Clément Solym, le mercredi 20 juin 2012 à 17:14:19 - 0 commentaire
Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)
12
L'offre numérique dans les bibliothèques serait-elle lacunaire au point que les auteurs eux-mêmes aient à intervenir pour étoffer les catalogues ? Manifestement… oui. Ainsi, le regroupement d'auteurs Book View Café, a annoncé le mois dernier sa campagne autour du livre numérique "All You Can Read". Ambiance, avec un sucre.

La formule est scandaleuse : l'ensemble des quelque 40 auteurs réunis sous l'appellation BVC propose une remise de 45 % sur le prix des livres numériques de leur catalogue pour les bibliothèques, soit une moyenne inférieure à 3 $ pour l'achat des ouvrages. Et ce qui défrise, rapporte The Digital Shift, c'est que l'on retrouve de très grands noms dans la liste, à l'instar d'Ursula K. Le Guin, Vonda N. McIntyre, ou encore David D. Levine et bien d'autres, aux univers très personnels.



 

Pour Jamie LaRue, directeur des bibliothèques du comté de Douglas, ce nouvel âge du numérique est particulièrement propice à des partenariats de ce type.

Les groupements d'éditeurs avant-gardistes et les bibliothèques à la pointe du secteur peuvent aider les auteurs à mieux se faire connaître, tout en profitant d'un catalogue plus important d'offre numérique. Le tout, avec une mission d'intérêt public évidente, qui offrira aux usagers un meilleur service. Comment ne pas croire que tout le monde serait gagnant ?

Le groupe travaille d'ailleurs avec le prestataire Smashwords, distributeurs de livres numériques pour les auteurs indépendants et les petits éditeurs, afin d'améliorer le champ de diffusion des ebooks.

La solution a de quoi gagner les coeurs - probablement pas des grands groupes d'édition, toujours à la recherche d'un modèle économique viable pour leurs structures, dans le cadre du prêt d'ebooks.

Book View Café
Par Clément Solym, le mercredi 20 juin 2012 à 17:14:19 - 0 commentaire

Mots clés :
livres numériques - auteurs - ebooks - remise

 

Article veillé par Gilles Albaret