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Tous les ans, en septembre, les bibliothécaires du Cantal se réunissent afin d'échanger
sur certaines problématiques professionnelles.
Entre deux journées, une veille documentaire axée sur le numérique et les bibliothèques
est publiée sur ce blog.

mercredi 29 août 2012

300 000 liseuses électroniques devraient être vendues en 2012

300 000 liseuses électroniques devraient être vendues en 2012

Julien L. - publié le Mardi 28 Août 2012 à 17h59 - posté dans High-Tech
                                    Les dispositifs pour lire des livres électroniques gagnent du terrain en France. Si les tablettes tactiles enregistrent de bonnes ventes, les liseuses électroniques ne devraient pas être en reste. L'institut GfK estime que plus de 300 000 de ces appareils seront vendus cette année.

2012, année du décollage du livre numérique en France ? D'après l'institut GfK qui a livré ses dernières prévisions de vente sur le sujet, plus de 300 000 liseuses à encre électronique devraient être écoulées avant décembre. À titre de comparaison, il s'est vendu 145 000 liseuses en 2011 et 27 000 l'année précédente. Et ces données ne comptabilisent pas les tablettes tactiles, qui sont aussi utilisés pour lire des e-books.

Conséquence de l'augmentation des ventes de liseuses électroniques, le volume de livres numériques vendus en France devrait également progresser très fortement cette année. Toujours selon l'institut GfK, plus de 1,1 million d'ouvrages ont été téléchargés légalement sur les boutiques en ligne comme Amazon, Google Play, Numilog ou la FNAC, générant un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros.

Pour 2012, le chiffre d'affaires du secteur devrait pratiquement doubler et atteindre 21 millions d'euros grâce à une croissance de 80 %. Les estimations à plus long terme montrent que le marché du livre numérique en France devrait peser 55 millions d'euros dans trois ans. Mais au-delà de ces perspectives favorables pour le monde de l'édition, certaines problématiques demeurent.

C'est en particulier le cas des verrous numériques, ou DRM. C'est incontestablement l'un des grands enjeux à venir avec la question du prix de vente, et la bataille promet d'être âpre. La toute-puissante société d'édition Hachette souhaite généraliser les mesures techniques de protection au nom de la lutte contre le piratage, au risque d'enchaîner les lecteurs et verrouiller leurs usages.

N'ont-ils donc tiré aucun enseignement des erreurs commises par l'industrie musicale ?


article veillé par Gilles 

from http://www.numerama.com/magazine/23534-300-000-liseuses-electroniques-devraient-etre-vendues-en-2012.html

jeudi 9 août 2012

Vic sur Cère accueille la journée des bibliothécaires 2012

Le jeudi 18 octobre 2012, Aline nous accueillera dans sa nouvelle médiathèque. Au même emplacement que l'ancestral préfabriqué, qui avait tout de même le mérite d'abriter la bibliothèque, un nouveau bâtiment, bien intégré dans son environnement, est sorti de terre.

Cette journée sera l'occasion de présenter ce projet de médiathèque intégré dans une structure multiservice dédiée à l'enfance. Nous aborderons ensuite des thématiques plus virtuelles comme les expériences de forum et d'utilisation d'outils web par des collègues du département.

La suite au prochain article !

vendredi 3 août 2012

Bibliothèques : un député socialiste attire l'attention sur le prêt numérique

Un cri dans la nuit

Par Antoine Oury, le mardi 31 juillet 2012 à 17:39:18 - 3 commentaires
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Juste à temps : pour l'avant-dernière séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale avant la pause estivale d'une vingtaine de jours, le député Marcel Rogemont, membre du groupe Socialiste, républicain et citoyen (pour faire plus court, PS), a interpellé la Ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur le prêt du livre numérique en bibliothèques.


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Une séance de questions à l'Assemblée (auteur : Richard Ying)


Dans cette question posée par écrit, Rogemont souligne que « les offres de livres numériques aux bibliothèques, par peur que le prêt numérique ne cannibalise les ventes aux particuliers, demeurent restreintes ». C'est en effet le principal argument avancé par les éditeurs pour limiter l'accès à leurs titres en bibliothèques.

Au dernier Salon du Livre de Paris, le PDG de Hachette, Arnaud Nourry, déclarait à ce propos à ActuaLitté que la « position de Hachette aujourd'hui, c'est que l'on ne vend pas aux bibliothèques, pour éviter d'avoir ces prix très hauts, considérant qu'il n'y a pas encore de nécessité. » (voir notre actualitté) Hachette qui, rappelons-le, est le premier groupe éditorial en France, très, très loin devant tous ses autres concurrents.

Ce n'est pas seulement le piratage, mais aussi la peur d'un siphonnage des ventes par l'emprunt de titres en numériques, qui est à l'origine de cet étrange blocage psychologique de la part de bons nombres d'éditeurs traditionnels.  Et il faut bien avouer qu'Arnaud Nourry se débattait dans une explication pas franchement convaincante, qui ferait se dresser les cheveux sur le crâne de n'importe quel taxé à plus de 75 % : « Ces lieux ont pour vocation d'offrir à des gens qui n'ont pas les moyens financiers, un accès subventionné par la collectivité, au livre. Nous sommes très attachés aux bibliothèques, qui sont des clients très importants pour nos éditeurs, particulièrement en littérature. Alors, il faut vous retourner la question : est-ce que les acheteurs d'iPad ont besoin qu'on les aide à se procurer des livres numériques gratuitement ? »

Les geeks, malvoyants, handicapés, petit chanceux à Noël dernier et autres apprécieront la mise à l'écart... Et puis, tant qu'à rétablir l'équilibre, autant interdire l'accès au prêt numérique à tout le monde... Voilà de l'égalité dans l'accès à la culture... « Pourtant, un accès au livre numérique doit rester possible en dehors du cadre strictement marchand de la vente aux consommateurs », note justement le député PS.

Vincent Monadé, alors président du MOTif, avait très simplement opposé une politique d'usages et d'accès à la culture aux propos du PDG de Hachette Livre, considérant que ce dernier entretenait une vision très aristocratique de la médiathèque. « Aristocratique ? Oui, mais pas simplement. C'est une vision utilitariste des bibliothèques qui est indécente. Est-ce que l'on empêche aux personnes qui ont acheté leur appartement d'accéder à des bibliothèques, sous prétexte qu'ils ont les moyens de s'acheter un logement, et donc les moyens financiers de s'acheter des livres ?

Monsieur Nourry se trompe lourdement : l'accès gratuit, en prêt, n'est pas une fin en soi. Les bibliothèques, ce sont des lieux sociaux, avant tout, et dans lesquels on peut accéder à des oeuvres, nombreuses, riches et variées. Et si les usages changent, alors il faut que nous puissions nous adapter, en permettant d'offrir les nouveaux formats. »

Aujourd'hui, bibliothécaires ne peuvent que constater le vide juridique total concernant le prêt des livres numériques, tandis que les usagers, eux, seront bien souvent condamnés à emprunter dans leur établissement... des ouvrages libres de droits, ceux-là mêmes que l'on peut trouver sur Internet, en quelques clics. (voir notre actualitté) Il est alors légitime de s'inquiéter quant au futur du service public, comme l'a fait le Bureau européen des bibliothèques et des associations d'information et de documentation (EBLIDA), cité par le député Rogemont dans sa question.