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Le modèle économique du prêt de livres numériques fait peur aux
éditeurs. Et pour cause : plus de remplacement des livres usagés, des revenus
qui baissent. L'éditeur HarperCollins avait cristallisé les rancoeurs, en
instaurant une politique tarifaire qualifiée d'écoeurante. Il avait fallu
l'intervention de Cory Doctorow pour remettre les idées en place :
« La chose importante à comprendre, c'est que le côté
éphémère d'un livre imprimé n'est pas une caractéristique que nous devrions
chercher à reproduire dans les médias. » (voir
notre actualitté)
Pourtant, les éditeurs redoutent des pertes d'argent, mais Pottermore n'hésite pas à signer avec Amazon pour que la saga Potter soit disponible en prêt gratuit pour les clients Premium du cybermarchand. De même, Penguin choisit de relancer son opération de prêt dans la bibliothèque de New York.
Tout cela montre une réticence, certes, mais avant tout, une inquiétude. Pourtant, une étude de Pew Internet & American Life Project montre que les personnes qui empruntent les ebooks en bibliothèque passent également à l'achat, pour 41 % d'entre eux. Le dernier livre numérique qu'ils avaient lu, dans le cadre du prêt, ils ont décidé de l'acheter. Problème, on ne sait pas si c'est en ebook ou pbook.

Pourtant, les éditeurs redoutent des pertes d'argent, mais Pottermore n'hésite pas à signer avec Amazon pour que la saga Potter soit disponible en prêt gratuit pour les clients Premium du cybermarchand. De même, Penguin choisit de relancer son opération de prêt dans la bibliothèque de New York.
Tout cela montre une réticence, certes, mais avant tout, une inquiétude. Pourtant, une étude de Pew Internet & American Life Project montre que les personnes qui empruntent les ebooks en bibliothèque passent également à l'achat, pour 41 % d'entre eux. Le dernier livre numérique qu'ils avaient lu, dans le cadre du prêt, ils ont décidé de l'acheter. Problème, on ne sait pas si c'est en ebook ou pbook.

Lee Rainie, directeur de Pew Internet, explique que les « emprunteurs
d'ebooks sont des amateurs de livres. Ce sont les plus grands lecteurs que nous
ayons pu mesurer. » Sur l'ensemble des lecteurs, ceux qui empruntent des
ebooks représentent 12 % des lecteurs en numérique. Et parmi eux, ils sont plus
de 55 % à avoir acheté les livres au cours de l'année passée.
« Les emprunteurs d'ebooks qui achètent est un phénomène qui est aussi vérifiable dans le monde de l'imprimé. Nous connaissons ce point et ces données montrent un constat important pour nous », précise Molly Raphaël, présidente de l'American Library Association.
En période d'émergence de la technologie, et d'une adoption progressive, et exponentielle, le prêt de livre numérique devient un enjeu important : valorisant les oeuvres et les auteurs, les établissements jouent également leur rôle de prescripteur auprès des usagers. Cependant, seuls 58 % des usagers savent que leur établissement leur propose une offre de prêt de livre numérique - ce qui implique une communication plus importante auprès du public, bien entendu.
Ce chiffre étonne d'ailleurs l'auteur de l'étude : si les nearly adopters sont connus pour leur engouement, la technologie ebook nécessite d'être présentée et valorisée comme une force supplémentaire pour les établissements. Reste que l'étude a été menée entre novembre et décembre 2011, auprès de 2986 personnes âgées de plus de 16 ans, et vivant aux États-Unis.
Mais l'on remarquera d'autres points dans cette étude : d'abord, la moitié des répondants explique être très ou assez intéressée par un dispositif de location d'appareils déjà chargés avec des livres numériques. Et surtout : ceux qui empruntent des livres numériques en bibliothèques, ont tendance à lire plus de 29 livres par an, contre 23 pour ceux qui n'ont pas recours à la bibliothèque. Et le chiffre augmente encore plus pour ceux qui disposent de leur propre carte de bibliothèque…
Une étude qui serait à rapprocher de plusieurs autres. En août 2011, un ancien cadre d'EMI France assurait que les pirates qui téléchargent massivement de la musique, sont également les plus importants clients de la société. (voir notre actualitté) Ce qui montrerait que la relation au téléchargement, pour une partie des pirates, ressemblerait plus à une pratique de prêt… à méditer.
« Les emprunteurs d'ebooks qui achètent est un phénomène qui est aussi vérifiable dans le monde de l'imprimé. Nous connaissons ce point et ces données montrent un constat important pour nous », précise Molly Raphaël, présidente de l'American Library Association.
En période d'émergence de la technologie, et d'une adoption progressive, et exponentielle, le prêt de livre numérique devient un enjeu important : valorisant les oeuvres et les auteurs, les établissements jouent également leur rôle de prescripteur auprès des usagers. Cependant, seuls 58 % des usagers savent que leur établissement leur propose une offre de prêt de livre numérique - ce qui implique une communication plus importante auprès du public, bien entendu.
Ce chiffre étonne d'ailleurs l'auteur de l'étude : si les nearly adopters sont connus pour leur engouement, la technologie ebook nécessite d'être présentée et valorisée comme une force supplémentaire pour les établissements. Reste que l'étude a été menée entre novembre et décembre 2011, auprès de 2986 personnes âgées de plus de 16 ans, et vivant aux États-Unis.
Mais l'on remarquera d'autres points dans cette étude : d'abord, la moitié des répondants explique être très ou assez intéressée par un dispositif de location d'appareils déjà chargés avec des livres numériques. Et surtout : ceux qui empruntent des livres numériques en bibliothèques, ont tendance à lire plus de 29 livres par an, contre 23 pour ceux qui n'ont pas recours à la bibliothèque. Et le chiffre augmente encore plus pour ceux qui disposent de leur propre carte de bibliothèque…
Une étude qui serait à rapprocher de plusieurs autres. En août 2011, un ancien cadre d'EMI France assurait que les pirates qui téléchargent massivement de la musique, sont également les plus importants clients de la société. (voir notre actualitté) Ce qui montrerait que la relation au téléchargement, pour une partie des pirates, ressemblerait plus à une pratique de prêt… à méditer.





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