| Sélection hebdomadaire d'informations parues sur le web concernant le monde de l'info-doc et les enjeux du numérique. - La lente érosion des inscrits en bibliothèque – Enssibrèves Depuis 2003, la perte d'inscrits est de 16,5% pour les bibliothèques publiques, et de 14% pour les bibliothèques de l'enseignement supérieur. Il en est malheureusement de même pour la fréquentation des « non inscrits ». Christelle Di Pietro indique dans cette brève un article de C. Poissenot dans lequel il fait un constat tout aussi alarmant : Entre 2004 et 2009, ce sont les trois quarts des bibliothèques centrales de communes de plus de 50 000 habitants qui sont frappés par une baisse de leur fréquentation. Les établissements qui représentent la lecture publique par des bâtiments d'envergure sont encore plus touchés que les autres. Même des réalisations récentes, qui ont fait la fierté de la profession, sont délaissées par les citoyens : Vénissieux (– 31 %), Évreux (– 30 %), Orléans (– 28 %), Villeurbanne (– 24 %), Nice (– 23 %), Poitiers (– 22 %), Châlons-en-Champagne (– 20 %), Limoges (– 20 %), Blois (– 17 %), La Rochelle (– 17 %), Chambéry (– 16 %), Reims (– 16 %), Toulouse (– 10 %), Montpellier (– 9 %) … Olivier Tacheau met le doigt sur l'une des raisons de la baisse de la fréquentation des bilbiothèques, à savoir des horaires d'ouverture inadaptées. Sur son blog, il fait le constat suivant « J' ai trouvé plus d'une trentaine de B.U fermées en ce lendemain de 11 novembre en moins de 10 minutes sur Google, sans aller plus loin ». Et de s'emporter :
Le Motif s'est effetivemment interrogé sur l'impact des horaires d'ouverture sur les usages et fréquentations en bibliothèque publique. L'étude conclut à une effective corrélation entre les horaires d'ouverture et les profils d'usagers accueillis. L'élargissement et l'adaptation des horaires contribuent donc à attirer de nouveaux publics et accroître la fréquentation des publics habituels.
L'architecte Carla Leitao vient de publier dans le HuffingtonPost une série de trois articles – en anglais – consacrés à l'architecture des bibliothèques. Le premier article est consacré aux bâtiments actuels et note notamment la place qu'y occupent désormais le multimédia, les lieux de production, de convivialité et de formation. Le second article est consacré à l'histoire des espaces des bibliothèques. Le dernier article, le plus intéressant, étudie le futur des bibliothèques à partir de la vision qu'en donnent les auteurs de science-fiction. En écho et en français, lire le remarquable article de Mario Tessier publié sur la Revue Argus « Les bibliothèques du futur en science-fiction« Jean Michèle Salaun nous explique qu'avec le numérique le bilbiothécaire devient lui aussi un architecte, un architecte de l'information.
Il n'existe au Québec et en France à ce jour aucune formation en architecture de l'information. Et ce n'est pas de la science fiction … Hubert Guillaud nous fait brillamment la démonstration qu'Amazon est tout sauf une bibliothèque comme l'on a essayé de nous faire croire la semaine dernière.
- Yes we camp and read : la bibliothèque des peuples à Occupons Montréal - Bilbiomancienne Marie D. Martel, très impliquée dans la bilbiothèque des indignès de Montréal, continue à nous faire partager le quotidien de cette « bibliothèque clandestine » :
En attendant les indignés français tentent de s'installer … mais les compagnies de CRS veillent. Difficile dans ces conditions de tenir une bibliothèque du peuple …
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